230 Une cotation SPR 50 pour les couronnes céramo-céramiques…
…enfin parue au Journal Officiel le 11 février dernier : « Couronne dentaire unitaire à infrastructure céramique quand la dent ne peut être reconstituée de façon durable par une obturation : SPR ou PRO 50. Le ou les clichés radiographiques préopératoires, dont la nécessité médicale est validée scientifiquement, sont conservés dans le dossier du patient. »
Mais attention la HAS veille et a émis ses « recommandations », suite à une étude de décembre 2007 sollicitée par l’assurance maladie : ces recommandations, à défaut d’être opposables, sont à suivre scrupuleusement afin de justifier vos choix thérapeutiques en cas de contrôle d’activité.
Extraits : « L’évaluation médicale met en évidence que les avancées techniques actuelles et futures concernent à la fois le mode de réalisation des couronnes, mais aussi le choix des matériaux proposés. À ce jour, les conclusions suivantes méritent d’être soulignées :
Pour les couronnes et les bridges implanto-portés, les procédés céramocéramiques ne sauraient pour l’instant être recommandés.
Pour les couronnes unitaires dento-portées, en l’absence de parafonction et de forme sévère de bruxisme, les procédés céramocéramiques peuvent être proposés en première intention dans le secteur antérieur. Selon le degré de résistance souhaité, on optera pour un noyau d’alumine ou vitrocéramique (feldspathique renforcé au disilicate de lithium ou à la leucite). Si des exigences esthétiques sont requises (incisives pulpées, sans dyschromie), le spinelle peut être envisagé pour sa meilleure translucidité.
Dans le secteur postérieur, la couronne céramocéramique à noyau alumine (In-Ceram ou Procera) ou zircone, peut être proposée pour des motifs esthétiques ou de biocompatibilité.
Pour les bridges ou prothèses plurales dento-portées, en l’absence de parafonction et de forme sévère de bruxisme, la prothèse céramocéramique peut être proposée dans le secteur antérieur. Selon le nombre d’éléments intermédiaires de bridge requis et selon l’espace disponible pour réaliser des connexions résistantes, on optera pour un noyau d’alumine (3 éléments au plus) ou pour la zircone (In-Ceram ou Y-TZP) plus résistant. Dans le secteur postérieur, le facteur résistance mécanique prédomine et les bridges céramométalliques restent pour l’instant le traitement de première intention. »
>> Lien direct vers le texte sur Légifrance <<
229 Un Français sur deux ne va pas chez le dentiste
Seuls 52% des Français ont consulté leur dentiste au moins une fois en un an, selon les résultats du premier Eurobaromètre sur la santé dentaire des citoyens européens publiés par la Commission européenne.
Les Hollandais font beaucoup plus attention à la santé de leurs dents (83% d’entre eux ont consulté leur dentiste en une année), devant les Danois (78%), les Luxembourgeois (77%) et les Allemands (77%).
Les Français se placent sous la moyenne européenne puisque 57% des citoyens européens ont consulté un dentiste au cours de l’année dernière. Les mauvais élèves sont les Roumains (34%) et les Hongrois (35%).
L’Eurobaromètre révèle également qu’une majorité de Français est pourvue d’au moins une dent factice. Ainsi, seuls 34% des Français déclarent posséder toutes leurs dents d’origine. Les Hongrois sont très peu à n’avoir que des dents naturelles (19%), devant les Estoniens (27%) et les Polonais (28%). A noter que 41% de l’ensemble du panel européen est pourvu de toutes ses dents d’origine.
Autre constat : les Européens ne sont que 31% à porter un dentier amovible. Les Anglais se placent en tête du classement avec plus de 38% de la population douée d’un dentier, devant les Polonais (37%), les Portugais (37%) et les Belges (37%).
La moitié des Européens indiquent que leur dernière visite chez un dentiste était motivée par un check-up, un examen de routine ou un détartrage. Un tiers des Européens l’ont consulté pour un traitement banal et près d’un Européen sur cinq pour un traitement d’urgence.
Enfin, les trois raisons évoquées pour ne pas avoir consulté un dentiste au cours des deux dernières années sont des problèmes dentaires peu importants (33%), le fait de n’avoir pas de dents ou de fausses dents (16%) et le prix onéreux des examens et traitements dentaires (15%).
Ce premier Eurobaromètre a été réalisé en octobre 2009 dans les 27 Etats membres de l’Union européenne et dans les trois pays candidats (Turquie, Macédoine, Croatie).
Source : Top santé
228 La mise à jour de la carte vitale
Le patient doit mettre à jour sa carte Vitale pour refléter ses droits au moins une fois par an et dans les cas suivants :
La mise à jour de la carte Vitale Les outils de mise à jour En cas de changement dans la situation familiale (naissance, décès, …) Après avoir fourni les pièces justificatives à l’organisme dont il dépend, votre patient devra mettre sa carte à jour pour qu’elle soit le reflet exact de sa situation familiale. Quand la date d’échéance des droits complémentaires CMU est dépassée Demandez à votre patient son attestation papier indiquant la nouvelle période de droit complémentaire CMU avant de réaliser un tiers payant total et invitez-le alors à mettre à jour sa carte. En cas de déménagement ou de changement de régime Votre patient doit prendre contact avec son nouvel organisme d’Assurance Maladie qui lui donnera toutes les informations nécessaires. Maternité Dès que l’organisme dont dépend votre patiente aura pris en compte la déclaration de grossesse, la mise à jour de la carte devra être effectuée. En cas d’attribution d’un droit à exonération du ticket modérateur pour longue maladie Pour une prise en charge de soins à 100 %, la mise à jour de la carte devra être réalisée. En fin de droit ALD, CMU ou maternité L’assuré doit mettre à jour sa carte Vitale. En cas de renouvellement de contrat d’assurance maladie complémentaire Si le patient ne met pas à jour sa carte, la facture ne tiendra pas compte de sa nouvelle situation (nouvelle caisse, nouvel enfant bénéficiaire de soins…) ni de l’état de ses droits (CMU, prise en charge à 100 %). Et dans certains cas, le professionnel de santé sera contraint d’établir une feuille de soins papier.
Les assurés peuvent mettre à jour leur carte dans les pharmacies, cabinets médicaux et paramédicaux, laboratoires de biologie médicale, établissements de santé, les lieux ouverts au public où s’exerce une mission de service public. Utilisables en libreservice, les outils de mise à jour sont totalement indépendants du matériel informatique permettant la réalisation des FSE et DRE. Tous les professionnels de santé peuvent s’équiper de ces produits. Pour consulter la liste de ces outils de mise à jour, connectez-vous sur le site du GIE SESAM-VITALE : www.sesam-vitale.fr
Source :http://www.sesam-vitale.fr/ps/pdf/majcarte_br.pdf
225 Désinfection des empreintes
En ce qui concerne la désinfection des empreintes, Il n’existe pas de procédure standardisée et les protocoles varient selon les pays. Le principe actif du désinfectant doit répondre à des normes garantissant un caractère bactéricide, virucide, fongicide et sporicide sans altérer l’enregistrement. Les plus utilisés sont à base d’aldéhyde, d’ammonium quaternaire, d’hypochlorite de sodium, de phénol et de peroxyde. Limmersion assure un contact actif sur l’ensemble de l’empreinte contrairement à la vaporisation. Les alginates sont les matériaux les plus susceptibles. Une immersion de 10 mn des polyéthers ou silicones ne cause pas de variation dimensionnelle cliniquement significative. Des triades désinfectant-matériau-plâtre présentent des incompatibilités. Il faut donc choisir un désinfectant compatible avec le matériau et le plâtre.
224 soins dentaire : les attentes des français
La CNSD a demandé à l’institut de sondage TNS Healthcare de réaliser une enquête auprès du grand public sur les perceptions et les attentes des patients vis-à-vis de leur chirurgien-dentiste. Les principaux résultats peuvent être consultés dans le numéro du Chirurgien-Dentiste de France n°1361 du 18 septembre 2008
La dernière /ois que vous êtes allé(e) chez le chirurgien-dentiste, c’était pour quoi ?
> 50% viennent pour un soin spécifique, 37% pour un contrôle de prévention et 30% pour un détartrage. La douleur n’est évoquée que dans 15 % des cas.
■ Au cours de cette consultation, combien de temps le chirurgien-dentiste a-t-il passé à vous expliquer les soins qu’il allait vous faire ?
> La moyenne est de dix minutes, temps relativement long d’après l’institut de sondage. Ce temps augmente en fonction de l’âge du patient. Les femmes demandent également plus d’explications que les hommes.
■ Je vais vous citer un certain nombre de phrases qui peuvent être dites à propos de votre chirurgien-dentiste. Pour chacune d’entre elles, vous me direz si vous êtes tout à fait, plutôt ou pas du tout d’accord.
> Limage du chirurgien-dentiste est bonne. 97% le jugent compétent, 94% lui font confiance en matière de sécurité et de démarche qualité, 94% le considèrent à leur écoute et 92% estiment qu’il agit dans leur intérêt. Seul point moins positif, mais peu surprenant, 40% des patients hésitent à aller chez leur chirurgien-dentiste en raison de la mauvaise prise en charge des soins, pourcentage qui est de 56% pour les familles avec 2 enfants.
■ Quels sont, aujourd’hui, tous les points sur lesquels votre chirurgien-dentiste pourrait apporter des améliorations ?
> 32% trouvent que tout va bien, que leur chirurgien-dentiste est le meilleur ! 10% attendent des soins encore meilleurs, en particulier en matière de prise en compte de la douleur et d’accès aux nouvelles technologies. 15% jugent les relations praticiens/patients améliorables. 17% voudraient une amélioration de la disponibilité au chirurgien-dentiste et plus de ponctualité. Et bien entendu, 21% appellent de leurs vœux une baisse des frais dentaires et/ou une meilleure prise en charge.
Du sondage, il en ressort que les patients sont globalement satisfaits de leur chirurgien-dentiste. Ils consultent pour des soins spécifiques à 50% et évoquent la douleur comme motif de consultation à 15% seulement. Nos patients sont confiants vis-à-vis de la qualité et de la sécurité des soins. En revanche, le coût, le mauvais remboursement, l’avance des frais sont encore des freins à l’accès aux soins.
223 Cotations NGAP : les erreurs les plus courrantes
Les chirurgiens-dentistes conseils supervisant l’activité des praticiens grâce à leurs outils informatiques peuvent mettre en évidence toute anomalie, surtout si elle est répétitive, avec les conséquences que nous connaissons. Sans avoir la prétention d’être exhaustif nous allons passer en revue les erreurs les plus fréquemment rencontrées.
- COMPTER PLUSIEURS CONSULTATIONS DANS UNE MÊME SÉQUENCE DE SOINS.
- COTER DANS L-MÊME SÉANCE UNE CONSULTATION ET UN AUTRE ACTE.
La consultation doit comporter un interrogatoire, un examen complet exo et endobuccal et une prescription s’il y a lieu.
Elle peut être cotée dans une même séquence de soins seulement en cas de pathologie intercurrente imprévisible. La consultation ne doit jamais être cotée en remplacement ou en compensation d’un acte inexistant dans la NGAP.
Elle doit être justifiée par son contenu qui doit être noté au niveau du dossier patient.
Elle n’est pas cumulable avec la cotation d’autres actes dans une même séance.
Les soins conservateurs
- COTATION DE DEUX SC 7 SUR UNE MÊME FACE.
La NGAP indique que : « L’obturation de plusieurs cav tés simples sur une même face ne peut être comptf que pour une seule obturation composée intéressa deux faces» donc SC 12 pour deux obturations distinct sur une même face.
- COTATIONS NON CONFORMES AU NOMBRE DE FACES CONCERNÉES.
Classiquement les limites des faces de la partie ce naire d’une dent sont déterminées par leurs project géométriques sur les surfaces d’un parallélépipède < lequelle elle s'inscrit.
- COTATIONS D'OBTURATIONS CORONAIRES À RÉPÉTITION SUR L-MÊME DENT.
Si une reconstitution coronaire est à reprendre elle peut être ou non cotée, compte tenu de critères objectifs laissés à l'appréciation du praticien Si la reconstitution coronaire mise en place de manière récente est à refaire du fait d'une modification morphologique de la dent ou d'une action traumatique du patient elle peut être cotée à nouveau. Dans tous les cas, bien noter l'ensemble des éléments dans son dossier afin de pouvoir justifier le nouvel acte à la demande du contrôle dentaire.
- COTATION D'UN ACTE DE PULPOTOMIE/PULPECTOMIE CAMÉRALE ET/OU RADICULAIRE SANS CLICHÉS PRÉ ET POSTOPÉRATOIRES.
Ceci concerne le SC 7 pulpotomie camérale et les actes SC 14, SC 20, SC 34 de pulpectomie/obturation camérale et radiculaire.
«Les clichés radiographiques préopératoire et postopératoires dont la nécessité médicale est validée scientifiquement sont conservés dans le dossier du patient» stipule la NGAP. Ces clichés sont médicalement justifiés si l'on applique les recommandations et les réfé-rentiels concernant les actes d'endodontie.
- COTATION SUR UNE MÊME DENT D'UN SC 33 ET D'UNE AUTRE CAVITÉ.
- COTATION D'UN SC 33 POUR UNE CAVITÉ UNE FACE, MÊME IMPORTANTE, AVEC ANCRAGE RADICULAIRE.
La NGAP précise : «restauration d'une perte de substance intéressant deux faces et plus d'une dent par matériaux inséré en phase plastique avec ancrage radiculaire» SC 33. Il faut donc que la cavité comporte au moins deux faces,
sans limite du nombre de faces et qu'il y ait un ancrage radiculaire.
- COTATION DE PLUS DE DEUX SÉANCES Zi- DE DÉTARTRAGE SC 12 DANS
UNE MÊME SÉQUENCE DE SOINS.
Pour la NGAP : «détartrage complet sus et sous-gingival (effectuer deux séances au maximum)»
Par conséquent, dans une même séquence de soins, il ne doit pas y avoir plus de deux séances de détartrage. Notons qu'il n'y a pas de fourchette de date, annuelle, semestrielle ou autre entre deux séquences de soins.
- COTATIONS MULTIPLES DE SCELLEMENT DE SILLONS SUR UNE MÊME DENT.
« La prise en charge de l'assurance maladie est limitée aux premières et deuxièmes molaires permanentes et ne peut intervenir qu'une fois par dent. Cet acte doit être réalisé en cas de risques carieux et avant le quatorzième anniversaire» indique la NGAP. SC 9.
Il faut donc vérifier dans le dossier patient s'il n'y a pas eu une cotation identique à une date précédente avant de coter.
Soins chirurgicaux
- COTATION D'UNE EXTRACTION DE DENT £j\ DE SAGESSE SOUS-MUQUEUSE COMME UNE DENT INCLUSE OU ENCLAVÉE.
« Extraction de dent de sagesse incluse, enclavée ou à l'état de germe DC 40 et DC 20 pour les suivantes dans la même séance» et «extraction d'une dent en désin-clusion non enclavée, dont la couronne est sous-muqueuse» énonce la NGAP. DC 20.
Ne pas oublier que pour ces actes une radiographie préopératoire est obligatoire.
Actes de prothèse
- COTATION D'UNE COURONNE Q\ CÉRAMOCÉRAMIQUE.
Pour la NGAP : « Couronne dentaire faisant intervenir une technique de coulée métallique quant la dent ne peut être reconstituée de façon durable par une obturation » SPR 50
Sont exclues du champ de cotation les couronnes ne faisant pas intervenir une technique de coulée métallique donc toutes couronnes céramocéramiques quelle que soit la technique utilisée.
Il en est de même pour les couronnes sur dent temporaires, préfabriquées, provisoires ou partielles.
- COTATION D'UN APPAREIL DE PROTHÈSE ADJOINTE NE CORRESPONDANT PAS AU NOMBRE DE DENTS PRÉSENTES SUR L'APPAREIL.
Il faut appliquer la cotation correspondant au nombre de dents effectivement présentes sur l'appareil et non selon le schéma théorique d'édentation du patient. Attention aux schémas produits automatiquement par des logiciels qui ne tiennent pas compte des migrations dentaires entraînant de ce fait des erreurs sur le nombre de dents effectivement absentes.
On remarque qu'actuellement en prothèse adjointe les simplifications apportées à la NGAP concernant les conditions d'attribution, notamment d'une plaque base métallique, ont entraîné moins de problèmes de cotation.
Les cotations des actes de radiodiaqnostic
- COTATION DE PLUSIEURS CLICHÉS DANS
Oa la même séance sur une même dent ou sur les 2 ou 3 dents contiguës.
Lors d'un acte d'endodontie :
• En radio numérique on doit coter Z6 quel que soit le nombre de clichés effectués dans la même séance sur un groupe de 2 ou 3 dents contiguës
• En radiographie argentique on doit coter Z4 pour le premier et Zl pour chaque cliché suivant pris dans la même séance sur un groupe de 2 ou 3 dents contiguës.
a COTATION D'UN CLICHÉ NON VALABLE ou non médicalement justifié.
Toute prise de cliché doit être médicalement justifiée c'est-à-dire présenter un intérêt au plan du diagnostic ou pour le contrôle pré ou postopératoire d'un acte. De même tout cliché coté doit être techniquement exploitable et visualiser l'ensemble de la dent concernée.
- COTATION D'UN CLICHÉ NON CORRECTEMENT IDENTIFIÉ.
Tout cliché doit comporter la date le N° de la /les dents et le nom du patient.
- COTATION DE CLICHÉS EN RAPPORT AVEC DES ACTES NR.
Tous les examens radiographiques en relation avec un acte NR sont eux aussi NR.
- CUMUL DE COTATION DE CLICHÉS NUMÉRIQUES ET ARGENTIQUES SUR UNE DENT OU UN GROUPE DE 2 OU 3 DENTS CONTIGUËS DANS UNE MÊME SÉANCE.
Il n'est pas possible de compter Z4 et Z6 dans la même séance sur 1, 2, ou 3 dents contiguës.
- COTATION D'UN CLICHÉ NUMÉRIQUE PRÉSENTÉ DANS UN FORMAT NON CONFORME.
Pour les clichés numériques rétroalvéolaires le form; minimum du support papier présenté doit être < 70x90 mm et le format de l'image doit être au minimu de 2,5 fois la dimension d'un cliché argentique périapic normal.
Nous pourrions continuer ainsi à longueur de pages rentrant dans les détails des erreurs de cotation. Ci pourra faire l'objet d'un prochain article pratique ; le même thème.
Source CDF 1320 Octobre 2007
222 Optimiser la gestion des rendez-vous
lu dans Clinic - Septembre 2007 - vol. 28 un article d’E. Binas
Le carnet de rendez-vous est la colonne vertébrale de notre cabinet, le plus important des outils dont nous disposons. Mais nous sommes encore peu nombreux à avoir conscience de l’impact sur notre journée de travail d’un petit bloc de papier qui décide à quelle heure nous nous levons, celle à laquelle nous rentrons et tout ce que nous faisons entre les deux. Une gestion efficace suppose en fait un système organisé qui repose sur 5 facteurs clés de réussite, à la portée de tous les cabinets.
Des unités de 10 minutes
Beaucoup de cabinets utilisent des créneaux de 15 minutes dans leur agenda plutôt que des unités de 10 minutes. Or, des études ont montré que les actes dentaires étaient des multiples de 10. En utilisant le quart d’heure, vous programmez de l’avance ou du retard. Cette habitude, à elle seule, peut coûter 7 jours de production par an !
Un objectif de production quotidien
Nous le savons, plus de 80 % de nos rendez-vous correspondent à des soins unitaires. Or, la moyenne raisonnable devrait se situer autour de 55 % ; ce qui laisserait le temps d’une approche plus globale. Il faut donc commencer par choisir un objectif de production quotidien atteignable, puis planifier ses rendez-vous de façon à atteindre — à plus ou moins 10 % — cet objectif en réservant des plages horaires pour les soins à plus forte valeur ajoutée. On peut dès lors prétendre à une plus grande efficacité et à un taux de satisfaction plus élevé, le tout avec un plus petit volume de patients.
Moins de rendez-vous manques
Nos cabinets connaissent un taux de rendez-vous manques avoisinant les 5 %. Ce qui, en 2 décennies, représente une année entière de travail perdue ! Car sur un rendez-vous manqué on perd les bénéfices engendrés par les soins prévus ou ceux qui auraient pu être réalisés dans le même temps sur un autre patient.
Un exercice sur 2 fauteuils
II s’agit d’utiliser 2 (et seulement 2) salles de soins pour rationaliser le temps de l’équipe. En raisonnant avec des unités de temps de 10 minutes et en combinant les actes simples avec ceux à forte valeur ajoutée, l’utilisation de 2 fauteuils peut être un accélérateur incroyable d’efficacité et de rentabilité.
Une planification séparée
Le temps productif au cabinet est assuré à 75 % par le praticien et à 25 % par son équipe (stérilisation et aide au fauteuil). Ces temps doivent être planifiés et identifiés séparément sur l’agenda pour permettre à chacun d’être le plus productif possible.
Bien trop souvent, les cabinets enregistrent un tel volume de patients, comme de soins unitaires, que les praticiens n’apprécient plus leur métier à sa juste valeur et, plus préoccupant, n’en retirent même pas des revenus à la hauteur de leur engagement. Il est important de prendre conscience que plus le cabinet sera organisé, plus il sera rentable. Or, plus le cabinet est rentable, plus on souhaite réaliser des soins de qualité et plus vite on atteint l’autonomie financière. Un objectif tout ce qu’il y a de plus naturel…
221 Les soins dentaires les moins chers d’Europe
La France compte parmi les pays d’ Europe où les soins dentaires sont les moins chers.
Exemples:
1/ Extraction simple.
France: anesthésie = 0 € ; extraction = 33.44 €.
Soit un total de 33.44 €
Belgique: anesthésie = 0 € ; extraction = 30.68 €.
Soit un total de 30.68 €
Allemagne: anesthésie = 11.59 € ; extraction = 30 €.
Soit un total de 41.59 €
Suisse: anesthésie = 22 € ; extraction = 39 €.
Soit un total de 61 €
Grande Bretagne: anesthésie = 47 € ; extraction = 32 €.
Soit un total de 79 €
Hongrie: anesthésie = ? € ; extraction = 35 €.
Soit un total de 35 €
2/ Cavité simple.
France: anesthésie = 0 € ; cavité simple = 16.87 €.
Soit un total de 16.87 €
Belgique: anesthésie = 0 € ; cavité simple = 37.80 €.
Soit un total de 37.80 €
Allemagne: anesthésie = 11.59 € ; cavité simple = 28.97 €.
Soit un total de 40.56 €
Espagne: anesthésie = ? € ; cavité simple = 44 €.
Soit un total de 44 €
Suisse: anesthésie = 22 € ; cavité simple = 48 €.
Soit un total de 70 €
Grande Bretagne: anesthésie = 47 € ; cavité simple = 19.5 €.
Soit un total de 66.50 €
Hongrie: anesthésie = ? € ; cavité simple = 65 €.
Soit un total de 65 €
3/ Traitement de racine sur molaire
France: anesthésie = 0 € ; traitement de racine = 81.94 €.
Soit un total de 81.94 €
Belgique: anesthésie = 0 € ; traitement de racine = 97.91 € à 130.34 €.
Soit un total de 97.91 € à 130.34 €.
Allemagne: anesthésie = 11.59 € ; traitement de racine = 97 €.
Soit un total de 108.59 €
Espagne: anesthésie = ? € ; traitement de racine = 154 €.
Soit un total de 154 €
Suisse: anesthésie = 22 € ; traitement de racine = 253 €.
Soit un total de 275 €
Grande Bretagne: anesthésie = 47 € ; traitement de racine = 191 €.
Soit un total de 238 €
Hongrie: anesthésie = ? € ; traitement de racine = 70 €.
Soit un total de 70 €
Source : http://www.odonto.fr/lettres/transpardent_2.html
220 grille des salaires au 1er Juillet 2009
1. PERSONNEL D’ENTRETIEN
8,82 €
2. RÉCEPTIONNISTES OU HÔTESSES D’ACCUEIL
8,82 €
3. AIDES DENTAIRES QUALIFIEES
9,02 €
4. ASSISTANTES DENTAIRES
9,88 €
4.1. Mentions complémentaires *
5. PROTHESISTES DENTAIRES (employés en cabinets dentaires)
5.1. Niveau 1 9,29 €
5.2. Niveau 2 11,72 €
5.3. Niveau 3 14,39 €
5.4. Niveau 4 15,66 €
6. PERSONNEL EN FORMATION
6.1. CONTRATS DE PROFESSIONNALISATION
6.1.2. Aides dentaires stagiaires : moins de 26 ans 90 % SMIC 7,94 €
6.1.3. Aides dentaires stagiaires : plus de 26 ans 100% SMIC 8,82 €
6.1.4. Assistantes dentaires stagiaires : moins de 26 ans 90 % SMIC 7,94 €
6.1.5. Assistantes dentaires stagiaires : plus de 26 ans 100 % SMIC 8,82 €
6.1.6. Brevet Professionnel de Prothésiste dentaire : moins de 26 ans 90 % SMIC 7,94 €
6.1.7. Brevet Professionnel de Prothésiste dentaire : plus de 26 ans 100 % SMIC 8,82 €
6.1.8. Brevet de Maîtrise de Prothésiste dentaire : mois de 26 ans 90 % SMIC 7,94 €
6.1.9. Brevet de Maîtrise de Prothésiste dentaire : plus de 26 ans 100 % SMIC 8,82 €
6.2. CONTRAT DE QUALIFICATION (embauche avant le 1er octobre 2004)
6.2.2. Assistantes dentaires stagiaires 2ème année 100 % SMIC 8,82 €
6.3. CONTRAT A DUREE INDETERMINEE (embauche avant le 1er octobre 2004)
6.3.4. Assistantes dentaires stagiaires 2ème année 8,82 €
PRIME DE SECRETARIAT* (proratisée selon la durée du travail)
*prime mensuelle
150 €
* Mentions complémentaires :
5% du salaire de base de l’assistante dentaire, consécutifs à l’obtention d’une attestation de validation de formation complémentaire délivrée par la CPNE-FP des cabinets dentaires tel que décrit à l’article 2.5.1 de l’annexe 1 de la Convention Collective Nationale des cabinets dentaires (proratisé pour les temps partiels).
(actuellement uniquement le module ODF 100 heures ou équivalence).
219 Mtdents : des rendez vous à 6 9 12 15 18 ans
Comme chaque année, l’Assurance maladie en association avec l’UFSBD et des étudiants en chirurgie dentaire organisent une campagne de prévention et d’apprentissage du brossage chez des enfants de CP.
Plusieurs RDV indispensables chez le dentiste: à 6, 9, 12, 15 et 18 ans.
6 ans : les premières dents définitives apparaissent
Elles sont la cible favorite des caries. Il faut donc tout faire pour les garder saines. Même chose pour les dents de lait qui préparent le terrain des dents définitives. Ce serait dommage de les perdre à cause de caries non soignées ! Avec un brossage adapté après chaque repas, moins de bonbons et de boissons sucrées, vos enfants marquent des points contre les caries !
Installer les bons réflexes
Les rendez-vous de prévention M’T dents sont l’occasion :
D’examiner les dents, les gencives et, si besoin, de faire des radios.
D’installer les bons réflexes auprès de l’enfant et de lui enseigner tous les bons gestes pour garder des dents saines : la meilleure méthode pour se brosser les dents, les aliments à éviter pour limiter le risque de caries, les apports de fluor?
C’est aussi lui proposer un acte simple et indolore pour protéger ses dents.
9 ans : c’est la recrudescence de caries
A 9 ans, l’enfant perd ses dents de lait alors que les dents permanentes poussent. Tout cela rend difficile l’hygiène bucco-dentaire : ce n’est pas facile de se brosser des dents qui font mal (celles qui poussent), des dents mal alignées (donc difficiles à nettoyer) et des dents qui bougent? C’est la porte ouverte aux caries !
9 ans, c’est aussi l’âge où l’enfant commence à prendre conscience de son corps. Il peut être préparé à prendre en charge sa santé.
Vérifier les bons réflexes et les réinstaller si nécessaire
12 ans : les dents définitives sont encore fragiles
Avec les deuxièmes molaires, les dents définitives sont presque toutes là. Mais leur émail est encore fragile. C’est la porte ouverte aux caries !
Il faut donc tout faire pour les protéger : bien les brosser, ne pas manger trop de bonbons, ne pas boire trop de boissons sucrées et éviter le grignotage.
A cela s’ajoute l’entrée dans la pré-adolescence. Et avec elle, les risques comportementaux, renforcés par l’arrivée dans un nouveau milieu scolaire (le collège). Les pré-ados consomment davantage de boissons et d’aliments sucrés et sont moins sensibles aux règles d’hygiène bucco-dentaire.
Rappeler les règles d’hygiène dentaire et alimentaire
15 ans : la denture définitive s’achève
Les dents définitives sont toutes là et elles accompagneront votre enfant toute sa vie. C’est pourquoi il est primordial de tout faire pour en prendre soin et les protéger : bien les brosser, ne pas abuser des substances qui les abîment (sucre notamment) et éviter celles qui les agressent (tabac, alcool).
Sans oublier l’entré dans l’adolescence, un moment où l’on est souvent moins sensible aux règles d’hygiène bucco-dentaire. A cela s’ajoute une tentation pour le tabac qui agresse les muqueuses, les dents et leur précieux émail.
Vérifier l’état de ses dents, sensibiliser aux risques du tabac
18 ans : les dents de sagesse apparaissent
Si elles ont suffisamment de place pour évoluer, apparaissent les troisièmes molaires : les fameuses « dents de sagesse ». C’est l’âge oò les préoccupations de la vie d’adulte prennent le pas sur l’attention portée à la santé dentaire.
C’est l’âge où le jeune quitte parfois le milieu familial. Il assume désormais seul sa prise en charge sur le plan de sa santé bucco-dentaire, de l’alimentation mais aussi quelquefois sur le plan administratif.
Rappeler la nécessité d’une bonne hygiène bucco-dentaire
Sources: site internet de MT Dents: http://www.mtdents.info