199 Dental Forum 2012 sous le signe des étoiles
Le Dental Forum 2012 se déroulera du 9 au 11 février 2012 au Parc Floral de Paris Vincennes. Si ce salon est un lieu de convivialité, c’esta avnt tout un lieu de travail où les acteurs du dentaire se donnent rendez-vous, se rencontrent, orientent leurs choix et décident de leur horizon.
Plus de 150 exposants brilleront pour cette 5e édition, la tête dans les étoiles…
Découvrez ces Etoiles, aux conférences, venues présenter leurs créations quotidiennes. Mais aussi des Toiles, exposées dans un nouvel espace dédié à l’art : peintures, sculptures, photographies…
http://www.dentalforum2012.com/
198 Le bac professionnel spécialisé « prothèse dentaire »
Le Journal officiel du 27 avril 2010 a publié l’arrêté créant la spécialité « prothèse dentaire » du bac professionnel, et ses conditions de délivrance. Ce diplôme s’inscrit dans la refonte de la filière d’enseignement au métier de prothésiste dentaire. Il est effectif dès la rentrée de septembre 2010.
Le niveau d’accès est la fin de 3ème (collège)
La formation se déroule sous forme d’un contrat d’apprentissage en alternance d’une durée de 3 ans.
Alternance : 2 jours de cours par semaine et le reste en entreprise
Les matières enseignées :
-Français
-Mathématiques et Sciences physiques
-Vie Sociale et Professionnelle
-Education Physique et Sportive
-Arts appliqués
-Langue vivante
-Travaux pratiques
-Anatomie, physiologie, sphère maxillo-bucco-dentaire
-Dessin morphologique et technique
197 Confection des modèles de travail en prothèse conjointe
La confection du modèle de travail est la première étape de laboratoire qui suit la prise d’empreinte réalisée par le praticien. De l’exactitude de ce modèle dépendra en grande partie la précision d’adaptation de la prothèse conjointe. Selon le cas clinique (prothèse unitaire ou plurale, traditionnelle ou implantoportée), selon le matériau d’empreinte, selon la finalité de la prothèse fixée, le technicien de laboratoire doit choisir à la fois le matériau de réplique et le type de modèle le mieux adapté.
[lire la suite]
196 Zircone et CFAO : usinage avec le système LAVA
Les techniques soustractives par CFAO permettent d’usiner tous les types de céramiques soit de type esthétique, soit de type structural.
Pour le système au cabinet dentaire Cerec® les possibilités sont limitées aux céramiques esthétiques de type feldspathique ou vitrocéramique renforcées à la leucite ou au dlsilicate de lithium.
Pour les systèmes de laboratoire, le choix est beaucoup plus large. On retrouve les céramiques esthétiques de type feldspathique et vitrocéramique. Mais le développement actuel de la CFAO est essentiellement lié aux céramiques structurales avec les céra-
miques infiltrées de verre et les céramiques polycristallines de type alumine et surtout zircone. Ces céramiques permettent d’élargir les indications en prothèse céramo-céramique aux couronnes postérieures et pour la zircone aux bridges postérieurs.
La zircone pure ou oxyde de zirconium (ZrO2) est inutilisable comme céramique structurale. En effet, lors du refroidissement, la transformation de la phase tétragonale (haute température) en phase monoclinique (basse température) s’accompagne d’une augmentation de volume d’environ 3 à 4% avec apparition de fissures dans le volume de la pièce en zircone pure qui peut ainsi se fracturer à température ambiante. Par contre, si l’on dope cette zircone pure en lui ajoutant environ 3 moles % d’yttrium, on stabilise la phase tétragonale à température ambiante et l’on obtient une zircone dite 3Y-TZP (Zircone Polycristalline Tétragonale dopée par 3 moles % d’yttrium) qui contient jusqu’à 98% de phase tétragonale.
Cette zircone Y-TZP est métastable, aussi sous l’effet d’une contrainte mécanique, une microfissure se propageant dans cette zircone va transformer localement la structure tétragonale en structure monoclinique plus stable. Ce faisant, l’énergie de déplacement de la microfissure va être consommée par l’augmentation de volume de la transformation de la phase tétragonale en phase monoclinique, jusqu’au blocage de la microfissure. Ce phénomène définit un renforcement par transformation de phase caractéristique de la zircone de type Y-TZP
Pour l’usinage par CFAO, cette zircone Y-TZP existe sous trois types de blocs. Ces blocs sont tous élaborés à partir de poudre de zircone Y-TZP, provenant essentiellement de la firme TOSOH Corporation.
Les blocs de zircone crue correspondent à une poudre associée à un liant et simplement compactée sous pression. Ils sont usinés avec un surdimen-sionnement d’environ 20 à 25% qui compense le retrait obtenu lors du frittage terminal.
Les blocs de zircone pré-frittée sont des blocs crus qui subissent un traitement thermique de frittage sans aller jusqu’à la densité maximale. On obtient ainsi des blocs qui sont faciles à usiner, mais avec des propriétés supérieures aux blocs crus. La majorité des systèmes de CFAO utilisent les blocs pré-frittés.
lle nécessite un usinage surdimensionné d’environ 20 % qui compense le retrait de frittage terminal et une grande homogénéité des blocs. En effet, ce sur-dimensionnement, pris en charge par le logiciel de CAO, est la partie délicate de la technique.
Les blocs de zircone HIP sont fabriqués par une technique spécifique qui permet, en associant température et pression, d’obtenir une densité de pratiquement 100 %, donc sans porosité. Les propriétés mécaniques avant usinage sont supérieures d’environ 20 % aux blocs pré-frittés. Cette forme HIP (Hot Isostatic Pressing) a l’avantage de permettre un usinage directement à la forme définitive. Par contre l’usinage prend beaucoup plus de temps, use fortement les fraises et peut introduire des défauts qui annihilent en grande partie la résistance de départ.
Le système Lava® est conçu pour usiner essentiellement la zircone Y-TZR La firme 3M Espe travaille sur la zircone depuis 25 ans en termes de recherche et de technologie, et fabrique sa zircone Y-TZP pour le système Lava® sous forme pré-frittée. Les chapes peuvent être colorées par infiltration après l’usinage en 7 teintes de FS1 à FS7. Lesthétique des chapes colorées élimine le besoin de mise en place d’une porcelaine pour épaulement. Il est possible de créer un résultat esthétique satisfaisant en utilisant les matériaux effets et les glazes. Un petit collet peut donc être laissé au niveau de la chape.
Le CDF 1453 14 10 2010
François Duret, Bruno Jacquot, Emmanuel Castagny, Bruno Pelissier
195 Le système de CFAO LAVA
Le système de CFAO LAVA, introduit en 2001 par la société 3M ESPE, se présente comme un centre de conception et fabrication complet, intégrant un scanner (Lava® scan), une unité de CAO (Lava® CAD), une machine FAO (Lava® Form Milling Unit) et un four (Lava® Therm). Les prothèses réalisées dans différents matériaux, ayant leur dimension, leur densité et leur résistance finale à la sortie du four, pourront être recouvertes de céramique cosmétique par le technicien de laboratoire, ce qui lui permettra de mettre son talent en œuvre pour être le plus fidèle possible à la nature.
[architecture générale du système comprend différents éléments ou appareils. Il existe deux types de scanner : le scanner Scan ST® de laboratoire utilisant le principe classique de triangulation en lumière structurée, sans contact, sous la forme d’une projection d’un masque à pas variable de grande précision (identique à l’Everest® ou à l’Hintl-EI®). Il existe aussi le scanner endobuccal LavaCos® pour cabinets dentaires utilisant un nouveau principe de Rohaly Janos associant les méthodes de stéréoscopie et de focalisation/défocalisation en temps réel (environ 20 images par seconde). Ce scanner LavaCos® est par principe localisé dans le cabinet dentaire, le reste du système se trouvant dans le laboratoire de prothèse.
Le scanner Scan ST® possède une fenêtre de scan-nage qui permet de numériser jusqu’à 6 éléments avec une largeur totale de 42 mm. Le temps de scannage moyen pour une couronne unitaire ou pour un bridge de 3 unités est de 1,4 minute.
Le logiciel de CAO ou Lava® CAD va permettre de visualiser l’empreinte optique, de la travailler avec des outils virtuels comme par exemple un couteau à cire très pratique améliorant le confort de l’opérateur. Les limites marginales des préparations, le détourage virtuel, les volumes et l’occlusion sont automatiquement détectés, gérés, et mis en évidence par le logiciel. L’opérateur pourra ensuite corriger ibrement ce résultat automatique en cas de besoin.
Ce logiciel offre donc la possibilité de modifier les formes pour obtenir une certaine homothétie entre celles de la chape et la forme finale de la prothèse. Cela évite de dessiner des volumes de céramique non soutenue (corrigeant les zones de fragilité importante). Dans le cadre de l’élaboration des maquettes de couronnes ou de bridges, ce logiciel permet de choisir la forme des dents (dents théoriques) et la place des Intermédiaires, dont leurs connexions, parmi une multitude de formes stockées dans la banque de données informatiques du système.
La machine outil ou Lava® Form Milling Unit proposée par ce système permet la réalisation de couronnes unitaires, de chapes ou de bridges allant jusqu’à six éléments (avec quatre intermédiaires en antérieur). Ce travail se fait avec un usinage par balayage de bloc à l’aide de fraises dont la gestion est automatisée
Cette unité de fraisage présente aujourd’hui la particularité de travailler exclusivement des blocs d’un matériau spécifique comme la zircone oxyde TZP (Zircone Tétragonale Pofycristalline dopée à l’yftrium à 3%, développée par 3M). Le temps d’usinage pour un bridge de trois éléments avoisine les 60 minutes, alors qu’il faut compter environ 28 minutes pour une chape unitaire. Avec son autonomie annoncée à 27 heures, l’appareil peut usiner une vingtaine de blocs d’oxyde de zirconium, sans intervention humaine, en continu. L’état de surface obtenu s’avère excellent, ce qui permet de limiter au maximum les retouches manuelles.
Un four de frittage ou Lava® therm est utilisé après coloration de l’infrastructure (pour masquer la couleur blanche caractéristique de la zircone). La cuisson de frittage est réalisée afin de permettre au matériau d’atteindre le volume réel de la prothèse et sa résistance maximale (plus de 1 200 Mpa en flexion 3 points), grâce à une compaction de la structure qui se réduit de 25 à 30% en volume. Le temps de frittage est de 11 h, phase de refroidissement com¬prise (Figure 9).
Après cette étape, la céramique cosmétique pourra être montée sur l’armature, après que la précision d’adaptation sur le modèle de travail ait été contrô¬lée. Pour cela, le technicien de laboratoire disposera d’une gamme de produits appelée Lava® Ceram Overlay porcelain, développée par 3M pour réaliser le parement définitif et se liant facilement avec les infrastructures. Cette céramique permet de recréer l’esthétique d’une vraie dent avec de nouvelles ombres et des effets optiques assurant une belle restaura¬tion. Le coefficient d’expansion thermique (CET) de la céramique cosmétique Lava® Ceram spécialement développée a été assorti de près à l’oxyde de zirco-nium (-0,2 ppm).
Il est intéressant de noter que ce system de CFAO dispose d’un périphérique de stéréo-lithographie très performant permettant de réaliser des maquettes de prothèse en cire pour des réalisations en résine ou en métal par des méthodes conventionnelles.
Il existe des configurations possibles du système. Si le système Lava® est toujours en configuration dépor¬
tée lorsqu’il met en œuvre le capteur endo-buccal Lava® Cos, il peut présenter deux contigurations pos¬sibles dans sa version laboratoire :
- Laboratoires utilisant tout le système (configuration fermée) :
Les laboratoires dentaires sont équipés de tout le système et bénéficient d’une accréditation spécifique donnée par 3M. Ils peuvent travailler directement avec les chirurgiens-dentistes (qui envoient les modèles) ou en collaboration avec d’autres labora-toires (qui envoient les modèles et terminent la pro-thèse de leur client). Ces centres ont l’avantage d’être localisés en France, avec une unité dans chaque région (5 centres actuellement). L’avantage de l’ac¬créditation est de garantir l’utilisation de machines outils contrôlés, performantes et plus robustes afin d’optimiser cette étape essentielle du procédé de CFAO.
-Laboratoires n’utilisant qu’une partie du système (configuration ouverte) :
Les laboratoires de prothèse sont équipés du Lava® scan et du Lava® CAD. Ils traitent l’usinage dans le laboratoire, centre d’usinage précédemment décrit disposant des machines outils Lava® Form Milling Unit. Ces laboratoires, véritables centres de design, réalisent le scannage et la CAO provenant soit de chi¬rurgiens-dentistes, soit de prothésistes désireux de disposer des performances de l’appareil Lava®. Cette étape réalisée, ils envoient leurs modélisations de la future prothèse au centre d’usinage qui réalise uni¬quement l’usinage. Il peut posséder ou non le four de frittage Lava® therm.
Le CDF 1453 14 10 2010
François Duret, Bruno Jacquot, Emmanuel Castagny, Bruno Pelissier
194 Implantologie au laboratoire de prothèse dentaire avec Straumman (vidéo)
Comment bien gérer au laboratoire, les empreintes pour implants dentaires avec le système Straumann ? Voici la méthode détaillée pas à pas en vidéo !
193 INFOS PATIENTS : utilisation de crème adhésives
Voici quelques astuces aux porteurs de prothèse dentaire pour l’utilisation de crème adhésif dentaire
Il existe de nombreuses études qui démontre l’utilité des crèmes adhésives dentaires pour aider à stabiliser une prothèse amovible dentaire.
Vous essayez une crème adhésive pour faire tenir votre prothèse. faites en sorte que cette expérience soit un succès !
Pour cela 3 règles d’or :
1.Avant d’utiliser la crème adhèsive, nettoyez votre prothèse et séchez-là.
2.N’en mettez pas trop !
- Commencez par de petites quantités, puis augmentez au fur et à mesure si vous
souhaitez améliorer l’adhérence et le confort.
- Il est important que la crème ne déborde pas car c’est un désagrément et cela
n’améliore pas l’adhérence.
- Vous pouvez déposer la crème par bandelettes ou bien par points
- Privilégiez les points de contact avec vos gencives et votre palais afin que la
crème s’étale mieux.
3.N’abandonnez pas dès le premier essai !
- Il faut souvent un petit temps d’adaptation (quelques jours) pour profiter de tous
les bienfaits du produit.
>Vous avez l’impression d’avaler la crème ?
C’est possible selon votre salivation et dans tous les cas, sans danger. Nos crèmes adhésives sont formulées avec des ingrédients sans risque pour votre santé.
>Cela vous donne des nausées ?
Des nausées peuvent être induites par un débordement au niveau de la région postérieure de la prothèse supérieure (palais mou). Evitez de mettre trop de crème dans cette zone.
>Vous ne parvenez pas à retirer les résidus de crème sur votre prothèse et vos gencives ?
C’est fréquent, il suffit de connaître quelques astuces : la crème se dissout mieux au contact de l’eau chaude. Pour éliminer les résidus persistants, un coton tige ou un tissu imprégné d’huile alimentaire donnent de bons résultats. Brossez votre palais et vos gencives avec une brosse à dents souple.
> Comment enlever ma prothèse dentaire?
Plus l’adhésif de prothèse dentaire absorbe d’eau, plus son pouvoir de tenue diminue. Plusieurs techniques peuvent vous permettre de briser le joint qui unit la prothèse à la gencive :
•Pour tout type de prothèse, rincez bien la bouche avec de l’eau tiède ou un rince-bouche.
•Prothèse inférieure, tirez doucement la prothèse tout en effectuant un mouvement de va-et-vient.
•Prothèse supérieure, cette opération peut s’avérer plus difficile en raison de la plus grande surface encollée. Placez le pouce contre la face interne des dents du devant et poussez vers le haut puis vers l’avant en direction du nez.
> Que faire pour éliminer l’adhésif qui reste collé?
Pour éliminer toute trace d’adhésif sur votre prothèse, utilisez un nettoyant pour dentier. Pour enlever tout résidu d’adhésif dans la bouche, brossez le palais et les gencives avec une brosse à soies douces et un dentifrice. Rincez-vous ensuite la bouche avec de l’eau tiède.
Si malgrés ces conseils votre prothsèe dentaire est toujours instable, pensez à la faire rebaser (compenser la perte osseuse par une adjonction de résine au laboratoire dans l’intrados de votre prothèse), à la faire réparer ou mieux à la faire refaire !
192 INFOS PATIENTS : Les différents types de prothèses dentaires
Une prothèse dentaire est un dispositif destiné
à reconstruire une dent délabrée suite à une carie ou une
fracture. Elle permet également de remplacer des dents manquantes,
soit par un moyen fixe (bridge et implant), soit par des appareils
amovibles (à base métallique ou en résine).
Les types de prothèses existantes sont
:
la prothèse fixée
la prothèse amovible
- prothèse totale
- prothèse partielle
la prothèse sur implant fixée ou amovible
La réalisation d’une prothèse dentaire est
complexe. Elle nécessite de nombreuses étapes pour atteindre et
optimiser le résultat final. Ce résultat dépend tant de facteurs
anatomiques et fonctionnels que d’aspects techniques.
>>> Prothèse fixée, conjointe ou
scellée
Une prothèse fixée reconstitue la dent en se
rapprochant le plus possible d’une dent naturelle. Il peut s’agir
d’une couronne unitaire qui remplace tout ou partie d’une dent
délabrée. Cela peut être aussi un bridge qui remplace une ou
plusieurs dents absentes en prenant appui sur des dents voisines
que l’on doit couronner à cet effet, ou bien une dent à tenon
(pivot) se fixant dans la racine.
Couronne
Elle permet de reconstituer une dent délabrée ou encore de
corriger un défaut de forme, de teinte ou une malposition
dentaire. Elle peut être simple ou associée à un inlay de
reconstruction (inlay-core). Cet inlay-core, ou reconstitution
coulée, est un faux moignon ancré dans la racine de la dent par
un tenon qui servira d’ancrage à la couronne au dessus.
Selon l’emplacement de la dent ou les exigences esthétiques du
patient, la couronne choisie peut être en céramique ou en métal.
Lorsque la couronne est réalisée en céramique, il est possible
d’en adapter la teinte.
Le grand avantage de la couronne dentaire est qu’elle permet de
rendre son aspect normal à une dent plus ou moins délabrée.
Bridge
Le bridge permet de remplacer une ou plusieurs dents absentes en
s’appuyant sur les dents adjacentes. Il est possible de réaliser
un bridge de plus grande étendue pour remplacer plusieurs dents,
il faut prendre appui sur plusieurs dents : les piliers. Ces
piliers peuvent être soit des dents naturelles soit des piliers
supportés par des implants.
Lorsque les piliers sont des dents naturelles, celles-ci doivent
être préparées au préalable pour en réduire le volume, voire les
dévitaliser dans des situations bien particulières. Il s’agit
d’un inconvénient majeur de la technique, qui peut être évité
par la réalisation d’implants en lieu et place des dents
absentes.
Tout comme la couronne, le bridge dentaire peut être scellé ou
collé. La prothèse est rapidement et facilement intégrée dans la
cavité buccale. Son entretien ne diffère pas de celui des dents
naturelles (brossage, fil dentaire pour nettoyer les espaces
dentaires).
Le plus grand avantage du bridge est qu’il permet de remplacer
une dent manquante en utilisant un système fixe qu’il n’est pas
nécessaire d’enlever pour le nettoyage quotidien.
Le prix est l’inconvénient majeur et intervient dans le choix du
type de prothèse.
Pivot ou faux moignon
En cas de dent délabrée ou cassée, il faut avoir recours à un
inlay-core qui reconstruit la dent sous forme de "moignon" et
sur lequel vient s’insérer et s’ancrer la couronne prothétique.
L’ensemble remplace complètement la partie apparente de la dent
et se fixe dans la racine.
Matériaux utilisés
Les matériaux utilisés pour les prothèses fixes peuvent être
métalliques, céramo-métalliques ou tout céramique.
Les prothèses métalliques
sont souvent utilisées pour les dents postérieures et le métal
utilisé est du nickel-chrome ou, plus rarement, de l’or. Le
grand avantage de ces prothèses métalliques est le prix. Le plus
grand désavantage est d’ordre esthétique. A noter que des
allergies au nickel sont possibles.
Les prothèses céramo-métalliques
sont formées d’une armature métallique à base de nickel-chrome
recouverte de céramique. Elles possèdent deux avantages : une
chape métallique très robuste et un aspect esthétique. En cas
d’allergie au nickel, le prothésiste peut remplacer le métal
nickel-chrome utilisé habituellement par un métal à base de
chrome-cobalt. Il peut également vous proposer une prothèse
céramo-métallique avec un métal précieux comme l’or. Sachez
cependant que cette option sera plus chère.
Les prothèses en tout céramiques
sont de plus en plus utilisées. La céramique est utilisée seule.
La couronne céramo-céramique possède de meilleures qualités
esthétiques. Un autre avantage de ce type de prothèse est sa
biocompatibilité, le risque d’allergie étant inexistant. Par
contre elle présente une certaine fragilité qui limite son
utilisation à des dents unitaires ou des bridges de petite
portée (3 dents).
![]()
>>>Prothèse
amovible
Une prothèse amovible est, comme son nom
l’indique, une prothèse qui peut s’enlever. Elle remplace
généralement plusieurs dents. Souvent, la prothèse amovible
constitue un choix plus économique auquel on a recours lorsque la
prothèse fixe dépasse le budget dentaire établi ou que son
indication n’est pas fondée.
Elle comporte une base servant de support aux
dents artificielles. Le plus souvent, cette base est en résine
acrylique imitant la gencive alors que les dents artificielles
sont en résine ou en céramique. La base de la prothèse s’appuie en
partie sur les dents restantes, en partie sur la gencive et l’os
sous-jacent. L’armature peut-être en métal pour la rendre moins
encombrante et agressive pour les dents restantes.
La prothèse est dite partielle lorsqu’il reste
dans la bouche des dents sur lesquelles elle est retenue par des
crochets. Elle est dite totale lorsqu’il n’y a plus de dents. Sa
retenue se fait alors sur la muqueuse buccale, sur des racines
dentaires ou sur des implants dentaires.
Prothèse amovible partielle
La prothèse amovible partielle remplace les dents manquantes
parmi les dents restantes. Des crochets s’insérant sur les dents
naturelles ou couronnées assurent sa rétention. Constituée d’une
base en résine servant de support aux dents artificielles ou
d’une armature métallique en chrome-cobalt ou en titane – aussi
appelée châssis métallique–, elle est garnie de selles
acryliques supportant les dents de remplacement.
Prothèse amovible complète
La prothèse amovible complète remplace la totalité des dents
d’une arcade. Elle fonctionne sur le principe de la
juxtaposition de deux surfaces identiques. Sa rétention découle
du principe de la goutte d’eau entre deux lames de verre. La
salive joue le rôle de l’eau et assure le joint de rétention.
Matériaux utilisés
Plusieurs types de prothèses peuvent être proposés en fonction du
nombre de dents à remplacer. Certaines prothèses ont une base en
résine, d’autres sont réalisées à partir d’une plaque métallique
coulée. La résine convient pour les appareils provisoires qui
s’imposent au moment des extractions dentaires ; elle permet des
réalisations moins onéreuses. Plus solide, le métal permet
d’obtenir des plaques plus fines. Pour les appareils partiels, il
permet de réduire la surface d’appui et de bien respecter la
gencive autours des dents restantes.
Les dents utilisées pour la réalisation des
prothèses amovibles sont de deux types : les dents en porcelaine
et les dents en acrylique. Les dents en porcelaine sont très
esthétiques et bien plus robustes que les dents en acrylique. Leur
inconvénient majeur est qu’elles font du bruit quand elles
claquent.
![]()
>>> Prothèse sur implants
L’implant est une racine artificielle qui
permet d’offrir des ancrages stables, résistants et durables sur
lesquels s’adapte une prothèse dentaire amovible ou fixée.
L’implant, qui a la forme d’une petite vis, s’intègre
progressivement à l’os. Il est fabriqué en titane, matériau
compatible avec les tissus et l’os humain.
Pour les prothèses fixes sur implants, il
s’agit soit de couronnes, soit de bridges. Il convient de régler
parfaitement l’occlusion, car l’implant est totalement fixe alors
que la dent naturelle est légèrement mobile. Lorsque leur mise en
place est possible, les implants permettent de ne pas surcharger
les dents naturelles. En effet, dans les bridges traditionnels, la
dent-support accomplit non seulement le travail qui lui incombe,
mais aussi celui des dents qu’elle remplace, ce qui à long terme
peut endommager le pilier.
Pour les prothèses amovibles sur implants, il
s’agit généralement de prothèses complètes inférieures en résine.
La prothèse est reliée aux implants par des boutons pression ou
par des cavaliers sur une barre de rétention.
Il convient de noter que la pose d’implants est
contre-indiquée chez les patients immunodéprimés, et risquée chez
les diabétiques, les patients à haut risque cardio-vasculaire et
les grands fumeurs.
![]()
>>> Comparaison des
principaux types
de prothèse
Le choix d’une prothèse dépend de nombreux
facteurs de type anatomique, médical, pécuniaire ou de la
préférence du patient. Le tableau ci-dessous résume les
principales caractéristiques des deux grands types de prothèses
dentaires : la prothèse fixe et la prothèse amovible.
|
Prothèse fixe
|
Prothèse amovible
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Avantages : Fixée en bouche de manière permanente Ressentie par le patient comme partie Rétablit complètement la fonction Souvent très esthétique Ecosystème buccal inchangé |
Avantages : Le patient peut enlever la prothèse Traitement rapide Economique et simple Modifiable lors de la perte de dents |
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Inconvénients : Traitement long Souvent coûteux Difficilement modifiable |
Inconvénients : Ressentie comme corps étranger auquel Ne rétablit que partiellement la Esthétique parfois compromise Doit être adaptée au fil du temps Ecosystème buccal modifié : risque de |